Témoignages sauvés par l’alimentation

C’est en changeant radicalement d’alimentation que les quatre personnes ci-dessous se sont guéries de leurs maux, parfois très graves. Des situations qui interrogent sur le rôle des aliments dans la maladie et la volonté de s’en sortir.

 

sauvés par l'alimentation

 

Anne, 25 ans, atteinte d’un eczéma

À 25 ans, Anne livre enfin aux rayons du soleil un visage délivré de tout eczéma. Apparu très tôt dès l’âge de 1 an, celui-ci a empoisonné toute sa jeunesse et défiguré ses sourires. « J’en ai beaucoup souffert, avoue-t-elle. Au fur et à mesure, il s’est aggravé. Il est même devenu purulent au point que je tachais mes draps et mes oreillers. » Traitée à la cortisone, son état s’améliore peu, mais l’aiguille de la balance atteint les 70 kilos. C’en est trop, ces kilos superflus la décident : elle part en cure thermale à La Roche-Posay. Là, elle rencontre un curiste qui lui lance : « Deviens végétarienne, arrête au moins le lait… » ! Le conseil fait mouche : Anne se documente et peu à peu passe aux actes. Elle commence par arrêter la consommation de lait et de tous les laitages, expérimente les céréales, les graines germées, supprime de sa table le sucre et le café… En même temps elle draine son foie (phytothérapie, homéopathie, tisanes). Peu à peu, les crises d’eczéma se font plus rares. Au bout d’un an, elles finissent par disparaître totalement. Elle a radicalement changé son alimentation, depuis quatre ans. « Et cela a modifié ma vie, m’a ouvert des portes : je pratique le yoga, je fais de la danse comme j’en rêvais depuis mon enfance… » Et surtout, elle découvre dans le végétarisme des possibilités infinies de création. « J’ai appris à diversifier mon alimentation, à me faire plaisir en cuisinant. J’écoute mes envies, j’invente et je partage mes recettes. Je me sens métamorphosée… ».

Patricia, 52 ans, sclérose en plaques à 16 ans

Patricia ne fait pas ses 52 ans, son visage ne porte pas les stigmates de la sclérose en plaques qui a bouleversé sa vie à 16 ans. À l’époque, ce fut pour elle une longue descente aux enfers. Douleurs insoutenables et profondes angoisses, ce corps qui ne lui obéit plus. Elle perd l’équilibre, s’ »accroche » aux meubles pour avancer, tombe et marche parfois à quatre pattes. Entre les crises, quelques répits. Patricia s’analyse, et s’aperçoit que l’absorption de viande ou de graisses ou d’aliments trop sucrés l’affaiblit et précède l’apparition de petits signes, prémices des crises. Elle en diminue alors la consommation et introduit dans ses repas des graines de blé qu’elle fait germer elle-même et davantage d’antioxydants (vitamines C et E qu’elle trouve dans les légumes, les fruits frais et les huiles). L’amélioration progressive de son état l’incite à poursuivre ses recherches. Elle découvre la méthode Kousmine , et s’ »amuse » à mettre au point des recettes de cuisine exclusivement végétarienne, raffinées et gourmandes. « J’avais une grand-mère cuisinière, ajoute-t-elle encore. Elle m’a légué son amour des fourneaux et de l’innovation ». Côté sclérose en plaques, Patricia va bien, mais veille scrupuleusement à son équilibre mental (elle fait du yoga) et physique (alimentation et respect du sommeil). Depuis ce matin – il est à peine 15 heures – elle a étendu deux lessives, cuisiné quatre tartes, fabriqué et cuit deux pains, préparé le repas de midi pour les siens, et elle s’occupe actuellement à traduire un article en anglais. « Pour une malade présentant une grave dégénérescence des nerfs selon la médecine officielle, ce n’est pas mal… », sourit-elle, désormais sereine et grave tout à la fois.

Paul, 79 ans, tuberculose

« J’ai été amené à réfléchir suite au décès de mon père victime d’un cancer généralisé », témoigne Paul Blanc. Plus tard, sa femme est tirée d’un mauvais pas grâce à un magnétiseur. Fascinés, les Blanc décident alors de rencontrer un magnétiseur connu : Henri Durville. Ce dernier préconise non seulement une alimentation saine, mais encore des exercices physiques appropriés. Il leur parle aussi de Shelton, hygiéniste, qui prône la méthode des combinaisons alimentaires, laquelle consiste à n’associer les glucides qu’avec les légumes ou les lipides et les protéines qu’avec des légumes et à dissocier les protéines et les glucides. Le couple devient végétarien et adepte de la méthode. « Comme tout néophyte, nous étions très stricts, sans doute un peu trop, notamment en dissociant les protéines et les glucides, ce qui peut déséquilibrer à la longue. Mais surtout, après plus de quarante ans de mauvaise alimentation, et avec le métier que j’exerçais alors – censeur dans un lycée en mai 1968 –, je suis tombé gravement malade », précise Paul. Diagnostic : tuberculose.  » ’ai toujours pensé que les maladies sont psychosomatiques ; là, je l’ai vécu de l’intérieur », ajoute-t-il. « Je crachais du sang quotidiennement. J’ai eu la chance à ce moment-là de rencontrer un naturothérapeute qui m’a familiarisé avec la naturothérapie fondamentale. Cet enseignement met à l’honneur l’alimentation saine, les exercices physiques et respiratoires ainsi que la pensée positive. Ce régime m’a sauvé la vie ».

Cela fait trente ans que Paul et sa femme suivent les enseignements de la naturothérapie fondamentale, en s’autorisant parfois quelques entorses. Ainsi, ils n’hésitent pas à associer protéines et glucides, par exemple, quand bon leur semble. « Nous faisons bien quelques autres écarts, en particulier lorsque nous sommes chez des amis. Et puis, je suis du Nord, j’aime bien la bière ou un peu de bon vin. Je suis assez épicurien. Mais je pratique toujours de la culture physique chaque matin, de l’aïkido – je suis devenu professeur diplômé – et je me masse quotidiennement les pieds et les mains « . Actuellement à la retraite, il fait des conférences sur la façon de vivre et la spiritualité.  » Il est vrai que l’on me donne cinq à dix ans de moins que mon âge ! », précise-t-il !

Marc, 46 ans, sclérose en plaques à 30 ans

« En 1982, on me diagnostique une sclérose en plaques, raconte Marc. Je commence à prendre la cohorte des médicaments classiques : immunosuppresseurs (Imurel), cortisone… Mon état ne fait qu’empirer : paralysie du côté gauche, troubles de l’équilibre, névrite optique. Cela jusqu’en 1985… » Cette année-là, grâce à une revue de médecine naturelle, Marc entend parler de la méthode Kousmine ; il l’applique alors tout seul (Le livre de Catherine Kousmine La sclérose en plaques est guérissable venait de paraître). Mais une forte poussée le conduit de nouveau à l’hôpital neurologique de Lyon. Bien décidé à s’en sortir, il consulte alors directement au cabinet de la Dsse Kousmine, à Genève, où un de ses élèves, le Dr Arsimol, le reçoit. « Dès 1985, j’ai décidé d’interrompre la prise de tout médicament et, pendant cinq ans, j’ai observé la méthode Kousmine à 100 %. En 1990, toutefois, j’ai subi une petite poussée de sclérose en plaques, j’ai demandé alors une injection de cortisone. J’ai récupéré très vite et continué la méthode Kousmine », confie-t-il. Ensuite, les poussées vont en s’espaçant : « Alors que, si l’on suit le traitement allopathique, il se produit exactement le contraire. Les poussées sont de plus en plus rapprochées et, en général, de plus en plus invalidantes. » En 1996, il décide de se former à la naturothérapie avec André Passebecq. Il est devenu naturopathe. « Aujourd’hui, je fais du ski, je vis normalement. »

Karin Aujay impatient@medecines-douces.com

Une réponse à “Témoignages sauvés par l’alimentation”

  1. 28 10 2009
    april assurance (11:16:57) :

    merci pour ces temoignages
    je suis très touchée par cette dame est atteinte de sclérose en plaques depuis l’age de 16ans
    elle a du courage
    elle est une lueur d’espoir pour toutes les personne atteintes de cette maladie

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