Les vaches, robinet à lait ?

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Bien que le mal soit venu de Grande-Bretagne, les producteurs de lait hexagonaux gagneraient à s’interroger davantage sur la bonne manière de conduire les troupeaux.

Simple à mettre en ouvre et économe en main-d’œuvre, l’alimentation des vaches en ray-grass, maïs ensilé et tourteaux de soja est polluante et coûteuse mais nullement indispensable pour assurer un bon revenu aux éleveurs.

Décryptage

L’interdiction des farines carnées dans l’alimentation des non ruminants et leur remplacement par des protéines végétales va indiscutablement poser des problèmes de compétitivité aux éleveurs de porcs et de volailles en raison du coût plus élevé des tourteaux de soja et autres ingrédients végétaux.

En théorie, ce changement ne modifie pas la donne pour les éleveurs de bovins et plus particulièrement des producteurs de lait.

Les troupeaux laitiers sont de gros consommateurs de tourteaux de soja depuis l’interdiction des farines carnées dans l’alimentation des ruminants en 1990.

En pratique – en raison même de la crise de la vache folle et des conséquences qu’il conviendrait d’en tirer – le moment est pourtant venu de remettre en question la conduite des élevages laitiers, d’examiner lucidement les excès passés et présents, les travers et les dégâts écologiques d’un système productiviste dont l’efficacité économique n’est nullement démontrée par rapport à des conduites de troupeaux bien plus respectueuses du confort de l’animal, de la propreté des sols et de qualité des eaux dans une logique d’agriculture durable et soutenable.

Le calvaire des vaches à lait

Du lait jusqu’à sont dernier souffle !

Grossesses permanentes

Le veau va être enlevé à sa mère quelques jours seulement après sa naissance, et parfois immédiatement, souvent la vache pleure cherchant après son veau, pareil pour le pauvre petit veau!
Les veaux les plus faibles seront abattus immédiatement pour fournir de la viande pour animaux, farine animale, et autres aliments ; ou pour extraire la présure, qui provient de l’estomac, utilisée pour fabriquer presque tous les fromages

Certaines femelles seront nourries de substituts de lait et subiront un développement forcé pour devenir à leur tour vaches laitières, et entreront à 18-24 mois dans le cycle des grossesses continuelles.

Ceux destinés à produire de la viande de bœuf, sont envoyés dès l’âge de 2 semaines dans des unités d’engraissement intensif où ils seront gavés principalement de céréales jusqu’à l’obésité et maintenus à l’étroit pour éviter la moindre perte de poids

Les caisses à veaux françaises sont des espèces de boîtes en bois dans lesquelles les veaux sont enfermés – un par caisse – à l’âge d’une ou deux semaines.

Les parois de ces cases sont pleines, ce qui empêche chaque veau d’avoir des contacts avec les autres.

Le sol est fait de lattes de bois, donc les veaux ne peuvent pas se coucher dans une position normale.

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Les veaux ne peuvent avoir d’exercice :
Les caisses à veaux sont si étroites que, dès l’âge d’environ 2 semaines, ils sont dans l’impossibilité de se retourner.Ils n’ont pas de paille sur laquelle ils puissent se coucher et n’ont ni herbe ni foin à manger.
Les veaux éprouvent des difficultés même pour se lever et se coucher.

Ces caisses à veaux sont généralement disposées en rangées.

Les veaux sont extraits de leurs caisses et sont emmenés à l’abattoir à l’âge de cinq mois environ. Quelques-uns seront sélectionnés pour devenir des taureaux reproducteurs, et passeront leur vie confinés dans l’isolement, fécondant des éprouvettes pour l’insémination artificielle.

Les taureaux âgés sont souvent castrés avant d’être enfermés et engraissés pour la boucherie.

Si la vache fournit continuellement du lait, c’est parce qu’elle est soumise à une grossesse chaque année.

Elle devra fournir jusqu’à 10000 litres de lait par an.

Son estomac d’herbivore, ne pouvant supporter les grandes quantités nécessaires pour un tel rendement, on augmente sa production en lui donnant également des pastilles concentrées de protéines de céréales (les farines d’os sont, depuis peu, interdites .. aux vaches seulement)La vache laitière sera poussée jusqu’à sa limite.

Quand, après 3 années de souffrance et d’exploitation (son espérance de vie normale est de 20 ans), son rendement baissera, elle sera immédiatement envoyée à l’abattoir : le boeuf de supermarché est de la vache 8 fois sur 10.

Les agriculteurs, nous dit-on, aiment leurs bêtes et sont particulièrement traumatisés par la suspicion dont ils font l’objet dans l’opinion publique depuis quelques semaines. On peut tout à fait comprendre ce traumatisme et considérer en même temps que la production laitière ne peut continuer ainsi sa course folle aux records via le dopage permanent de chaque vache.

Depuis 30 ans la sélection génétique de ces Formule 1 de la performance laitière a été tellement poussée quelles peuvent produire jusqu’à plus 12 000 litres de lait par an et par bête grâce à une surconsommation de fourrages énergétiques et de protéines issues des tourteaux de soja. Dans trop d’élevages, les tourteaux de soja sont aux vaches laitières ce que l’EPO est aux coureurs cyclistes.

La sélection génétique axée sur la performance laitière en a fait des ogresses dont on brûle les cornes dès leurs premiers mois de vie afin qu’elle ne puissent plus tard se labourer le cuir dans leurs bagarres quotidiennes pour la nourriture.

Ces bêtes vont souvent à la boucherie après quatre ou cinq lactations tant la performance laitière use les organismes.

Les vaches de réforme fournissent, de ce fait, 50 % des viandes bovines consommées par les français.

Si les laitières pouvaient parler, elles manifesteraient bruyamment pour exiger le droit au confort de l’animal. Elles beuglent d’ailleurs de souffrance quand la traite du matin ou du soir prend une heure de retard.

Les effets pervers du productivisme

Comme le quota laitier par exploitation ne change guère d’une année sur l’autre, l’éleveur utilise les progrès de la génétique pour produire autant avec moins de vaches. Dès lors, cette productivité accrue lui permet en retour d’accroître son cheptel sur une même superficie en élevant des bêtes à viande.

Dans le même temps, il se contente trop souvent de ne produire sur sa ferme que le ray-grass et le maïs d’ensilage qui fournissent seulement la partie énergétique de la ration alimentaire du bétail.

Dans cette logique, un troupeau plus nombreux suppose des achats accrus de soja importé pour équilibrer et compléter la ration alimentaire des animaux.

Toujours dans cette logique, les éleveurs laitiers forcent sur les engrais azotés dans les parcelles de ray-grass et augmentent les superficies consacrées au maïs d’ensilage pour la nourriture hivernale des troupeaux.

Nues en hiver, les terres à maïs voient les restes de nitrates et de pesticides entraînés vers les cours d’eau. Peut-on continuer ainsi alors que les problèmes environnementaux s’aggravent d’année en année ?

Non !

Et surtout pas dans le Grand-Ouest de la France où la production laitière intensive voisine avec une production de porcs et de volailles hors sol en quantités souvent déraisonnables.

Et, comme par hasard, plus 80 % des cas de vache folle ont été répertoriés dans ce Grand-Ouest productiviste. Pourquoi refuser le lait Véhiculée par l’industrie laitière et visant à inciter les gens à consommer du lait, limage de vaches paissant tranquillement dans les près et se laissant traire avec joie cache en fait une bien sordide réalité

Il est évident que pour obtenir le lait on ne tue pas les vaches.

C’est pourquoi, au premier abord, consommer des produits laitiers ne semble impliquer aucune souffrance pour les animaux.

Hélas, c’est faire abstraction du fait que pour produire du lait, il est nécessaire qu’une vache mette bas, comme tout mammifère, et ce, une fois par an.

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C’est là que les choses se compliquent :

Si on laisse le veau téter, la vache va contrôler et donc freiner la descente de lait, nuisant à sa productivité. Le veau lui est donc retiré quelques jours seulement après sa naissance.
Avez-vous pensé au traumatisme que l’on inflige à la vache, dont on ne peut nier l’attachement à son enfant ? Si c’est une femelle, elle ira rejoindre d’autres vaches laitières.

Sa première grossesse aura lieu à deux ans ; elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage (par insémination artificielle dans 65 à 75 % des cas) ; elle sera maintenue en lactation 7 mois minimum par an, et l’éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse.

Vous pouvez imaginer à quel point cela peut être exténuant pour son corps dont les besoins vitaux ne sont aucunement respectés.

D’ailleurs, ce productivisme intensif réduit son potentiel de vie (20 ans normalement) à 5 ans environ, âge auquel elle sera abattue pour cause de stérilité ou de mauvais rendement

Saviez-vous que 70 % de la viande bovine provient des vaches laitières ?

Par contre, si c’est un mâle, son sort dépendra de la qualité de sa chair.

Si son « potentiel viande » est pauvre, il finira en pâtée pour chien et l’on utilisera une partie de son estomac, appelée présure, pour faire cailler le lait destiné aux fromages.

La quasi-totalité des fromages sur le marché contiennent donc de la chair animale.

Si l’on veut produire de la viande rouge, le veau sera envoyé dans des unités d’engraissement intensif où il sera gavé principalement de céréales et maintenu à l’étroit pour éviter la moindre perte de poids.

Sinon, il fera partie des 2 millions de veaux expédiés chaque années dans des élevages industriels où il sera confiné dans un boxe individuel qui le privera de tout contact avec ses congénères et l’empêchera même de s’allonger correctement.

Sachez que 90 % d’élevages sont en batterie contre 10 % en plein air.

Quoi qu’il en soit, quel qu’ait été le type d’élevage qu’ils auront subit, vaches et veaux finiront tous, sans exception, sous le hachoir du boucher.

L’industrie laitière est un fournisseur direct de l’industrie de la viande et ne peut donc en être dissociée.

A chaque fois que vous consommez des produits laitiers, vous envoyez des animaux à l’abattoir.

Pourquoi donc continuer à en consommer alors qu’il existe des substituts tels que le lait de soja, de riz ou d’amande (sous forme de crème de fromages) qui sont tout aussi bons et équilibrés que le lait de vache mais qui n’impliquent pas l’exploitation ni la mort de millions d’animaux ?

Et si vous craignez de manquer de calcium, sachez que la plupart des légumes verts, céréales complètes et même l’eau minérale en contiennent en grande quantité.

Source : Peta PMAF La vache Folle et le lait De AVE (Association Végétalienne Espagnole)

L’exploitation de la vache

La vache est un animal herbivore noble exploité pour sa chair, son lait et sa peau, dont le bien-être, comme celui du bœuf ou du taureau, ne cause pas de grandes préoccupations dans un pays principalement « tauricide ».

Le bétail n’est pas une chose ou simplement une marchandise prédestinée à satisfaire les aberrantes habitudes alimentaires humaines, mais un animal sensible et pacifique qui mérite le plus grand respect.

Son espérance de vie de plus de vingt ans se voit cruellement tronquée et frustrée par une fin d’existence brève dans un abattoir lugubre, à l’âge de trois ou quatre ans.

La vache est débilitée et détruite par maintes maladies causées entre autres par les antibiotiques, les hormones et une alimentation insuffisante à ses besoins physiologiques et psychiques.

Forcée, à cause de la cruauté et de la cupidité humaines, de consommer de la nourriture contenant les restes hachés des cadavres infectés de ses congénères, la vache, devenue cannibale, n’est qu’une réflexion déformée et pathétique de sa vraie nature.

Statistiquement, l’Espagne est, après le Danemark, la plus grande consommatrice de viande par habitant de l’Europe. Néanmoins, moins de boeuf y est consommé (12,45 kg/hab./an), après le Portugal (16,4 kg) et très loin derrière la France (27,8 kg.) la plus grande consommatrice.

Dans l’Union Européenne il y a plus de 81 millions de vaches, desquelles on obtient huit millions de tonnes de viande par an, dont la consommation entraîne un grand nombre de maladies cardiovasculaires et infectieuses affligeant l’être humain.

On recense en Espagne un peu moins de 1.5 millions de vaches laitières, réparties en 150.000 exploitations laitières ou à viande.

Ces exploitations produisent quelque 6 millions de tonnes de lait, avec une moyenne de 10 vaches par exploitation, et un rendement individuel annuel de 4.200 kg (1.000 kg de plus qu’en 1984).

Les vaches appartiennent à la famille de ruminants appelés « bovins » dotés d’un système digestif très spécial les aidant à assimiler de grandes quantités de cellulose, mais les aliments et pâtures concentrés dont elles sont nourries frustrent leur instinct naturel.

Le cycle reproductif de la vache commence à l’âge de quinze mois et, avant même d’atteindre deux ans, commencent les douloureux vêlages qui se succéderont toute sa vie durant.

Après 9 mois de gestation (280 jours) un veau naît, et même s’il commence à brouter de l’herbe assez précocement, dans des conditions normales, il serait allaité pendant 6 mois par sa mère, qui ferait peu à peu croître l’intérêt de son petit pour la nourriture solide.

Ceci permettrait à la vache une période de repos de 4 mois avant la prochaine gestation.

Malheureusement dans la réalité les forts liens psychologiques entre la vache et son veau sont rompus 3 jours après la mise-bas, quand ils sont traumatiquement séparés, privant la mère de son petit et le veau de son aliment naturel.

La mère, qui tarde à récupérer de cette déchirure, passera systématiquement à la traite deux ou trois fois par jour, y compris pendant sa nouvelle période de gestation. Contrairement à ce qui se passe avec les moutons et les cochons, au lieu de provoquer la naissance de jumeaux chez les vaches, on a développé la transplantation d’embryons.

Les vaches de très haute qualité sont presque toujours inséminées artificiellement, puis lorsque l’embryon est encore petit on le transfert à une vache de valeur inférieure.

La vache originelle est de nouveau inséminée avant que ne soit terminée la période normale de gestation. Actuellement on injecte aux vaches une hormone qui provoque une superovulation (en comparaison avec la production normale d’ovules).

Généralement on extrait 6 embryons de chaque vache sur une période de 8 semaines, depuis l’âge de 15 mois. Encore une autre technique utilisée : la division de l’embryon en laboratoire.
Les deux moitiés d’embryon sont implantées dans deux mères distinctes qui produiront des « jumeaux » identiques. Néanmoins, l’intérêt principal des éleveurs se concentre sur la fécondité.

Que la vache puisse donner naissance lorsqu’il convient aux intérêts, et continuer à produire du lait, après la période de 10 mois, avec une alimentation concentrée, suivi d’un repos de seulement 6 à 8 semaines avant le vélage suivant.

Certaines personnes croient encore que les vaches « donnent » du lait de la même manière que l’eau sort du robinet, ne comprenant pas que les vaches doivent donner naissance une fois par an pour pouvoir continuer à produire du lait.

Finalement, quand leur productivité baisse et qu’elles cessent d’être rentables, on les envoie, comme beaucoup d’autres animaux considérés comestibles, à l’abattoir pour transformer leurs dépouilles en hamburgers populaires et saucisson bon marché, dont la viande est susceptible de contenir le virus responsable de la Maladie de la Vache Folle.

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13 réponses à “Les vaches, robinet à lait ?”

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  1. 17 11 2010
    Pierre Le paysans (16:44:13) :

    Deja montrer deux vaches allaitantes en parlant du lait, c’est bete! Et sa montre que vous vous y connaissait pas trop.

  2. 7 05 2011
    Milady (17:08:43) :

    Vegan et fière de l’être, je vois que les mangeurs de cadavres sont toujours aussi méprisants. Pourquoi on vous dérange tant ? De quoi avez-vous peur ? De la différence ? C’est pas bien de sortir du moule ? C’est pas bien d’être sensible à la douleur des autres êtres vivants ? En quoi ça vous pose problème. Chacun fait ce qu’il veut. Si on a décidé de ne plus manger de cadavres, c’est notre droit le + strict. Comme dirait l’autre : je m’excuse de vivre !!! Allez, bon week-end à tous, et essayez de limiter les toxines, votre corps vous dira merci.

  3. 3 10 2012
    Séguis (12:11:08) :

    Je vous invite à vous instruire en visitant une ferme dans le Cantal. Il ne faut pas jeter la pierre aux paysans sans avoir vu de quoi il retourne. Pour le texte comme les photos, il s’agit de bourrage de crâne. On éduque les gens qu’avec la vérité.

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