Le faux jambon pour les faux vegans

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Dans l’industrie de l’alimentation biologique, et chez un grande majorité de personnes ne consommant pas de viande, une nouvelle tendance fait fureur : les substituts de viande vendus sous des appellations telles que « jambon végétal », « bio mergez 100% végétales » etc.

Cette nouvelle tendance, qui a doucement débuté dans les rayons frais de quelques magasins bio se voit désormais envahir la quasi totalité de ces magasins ainsi qu’un e-shop destinée aux « veggies » et/ou « vegans » souhaitant agrandir leur (triste?) diversité alimentaire.

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Mais quel est donc ce besoin de vouloir manger du « vegetarian kebab » ? Quelle est donc aussi cette volonté d’inventer des recettes vegan avec des noms tels que « lasagnes », « sushis », « chili con soja », « gigots d’aubergine à la provençale », « paupiettes aux pignons de pin » ou bien encore des « escargots ».

Pourquoi une liste qui diffuse toutes les semaines sur internet des recettes 100% végétales s’obstine-t-elle à garder et employer des termes se référant typiquement à des plats à base de viande?

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Chez beaucoup de végéta*ien-nes et de vegan cette tendance est très présente, cela semble traduire une frustration, une incertitude quant au nouveau choix alimentaire et éthique.

Pourquoi donc devenir végétarien-ne ou vegan pour ensuite aller manger de la « paëlla végétale » ou des tranches de soja ressemblant visuellement, ainsi qu’au niveau gustatif à des aliments 100% issus de la boucherie ?

Les végétariens inconsciemments pas très convaincus, ont ainsi un très bon alibi pour continuer de manger des aliments au bon goût de viande : faire découvrir à leurs amis « carnivores » que les végétariens mangent eux et elles aussi de bonnes choses, aussi goûteuses que la viande.

Ainsi les invités pris au piège ne se doutant pas qu’ils dégustent du 100% vegan, ne se rendent pas compte qu’ils n’ont pas mangé de viande tellement le goût, l’odeur, l’aspect et la texture sont proches de celle-ci.

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En toute toute bonne foi, qui peut prétendre que ces aliments ne ressemblent pas à s’y méprendre à de la viande ? D’ailleurs n’est-ce pas aussi pour ça qu’ils ont été mis sur le marché ?!

Etre végan, c’est construire une nouvelle culture, où le « goût » de la viande est bannie autant que la viande et son apparence de cadavre. Ceux et celles qui ont peur d’assumer cette culture nouvelle feraient mieux de se remettre en cause, car leurs hésitations et leurs faiblesses aident l’idéologie de la « viande indispensable. »

Page copiée sur le site libération animale
http://veganrevolution.free.fr/articles1/cultures.html 

16 réponses à “Le faux jambon pour les faux vegans”

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  1. 14 08 2010
    kebab (18:41:13) :

    Il n’y a pas que des raisons philosophiques pour devenir végétarien. Je suis de ces personnes qui digère mal la viande. Je me suis rendu compte que les périodes ou je ne mange pas de viande, je suis en meilleure forme, moins souvent malade et je n’ai plus sommeil après les repas. Pourtant, j’aime beaucoup le gout de la viande. Ces produits sont donc un bon compromis pour moi.

  2. 9 04 2011
    Isabelle (14:31:10) :

    Salut!

    Je comprends ta frustration, mais je trouve ton combat inutile.

    Premièrement, qu’est-ce que cela change, pour toi, que quelqu’un désire consommer des plats qui ressemblent à de la viande? Si tu milites pour le végétalisme, tu dois savoir qu’on n’est vraiment pas assez nombreux pour se permettre des divisions, particulièrement des divisions à savoir qui est le « vrai » et le « faux » vegan. Divisions que je trouve, de toute façon, puériles…

    Deuxièmement, j’ai beau être vegan, j’ai la même culture alimentaire que le reste de ma famille, les mêmes plats de tous les jours sont ancrés dans mes connaissances, dans mes « réflexes alimentaires ». De plus, je suis vegan depuis un moment et ce n’est pas (mais vraiment pas!) par nostalgie de la vraie viande que je consomme parfois ces produits: je les prends parce qu’ils sont pratiques et savoureux. Je ne contribue pas à aider « l’idéologie de la « viande indispensable. » », au contraire: la viande est tellement loin de moi que, maintenant, ce sont ces choses (ainsi que de nouvelles, il faut l’avouer) qui s’inscrivent dans mon folklore alimentaire personnel. Ça dément justement le mythe de la viande indispensable!

    Enfin, comment savoir si un plat est assez loin de sa version viandue pour toi?… Je veux dire: à partir de quel degré de différence devient-on un « vrai vegan » à tes yeux? Je croyais, personnellement, que devenir vegan, c’était arrêter de consommer des produits d’origine animale… mais si je dois en plus me mettre à suivre toutes les façons de pensée de gens qui se disent des « vrais vegans » (en plus de subir, déjà, le scepticisme et la révolte de nombreux omnivores), je pense que je vais commencer à vivre mon végétalisme en cachette, juste pour avoir la paix…

    Bref, je ne vois pas l’intérêt d’être frustré pour cela!

  3. 9 04 2011
    réVéGez vous ! (20:11:18) :

    Salut Isabelle
    Je ne suis pas frustrée de quelque façon que ce soit, je trouve juste idiot de vouloir à tout prix COPIER le cadavre alors qu’il y a tant à inventer encore un peu d’art, d’imagination que diable !
    Me mettre à table avec des plats colorés agréable à regarder devient un délice voir de mon assiette le reflet de tant de souffrance ne me donne aucunement d’appétit.
    Après ok chacun ses gouts et ses envies, mais bon être VG pour les animaux et manger de la copie je trouve cela ridicule et sans aucune cohérence.

  4. 9 04 2011
    Isabelle (20:50:02) :

    Bonjour,

    Je comprends ton opinion et la respecte… tant que ça ne concerne que toi. Quand tu commences à mettre cette opinion sur des blogs en appelant « faux vegans » des gens qui n’adhèrent pas à ce que tu penses exactement, je trouve ça profondément irrespectueux. Chaque vegan fait les efforts à sa portée et ça ne sert à rien de nous déchirer entre nous.

    L’ « imagination » dont tu parles, certains l’expriment en reproduisant des plats auxquels ils sont habitués, mais en version non-sanguignolente… tout simplement.

    Ce n’est pas parce que quelque chose ne correspond pas à ce que tu penses et ressens que c’est mal, tu sais…

    Ce qui est ridicule et sans aucune cohérence, à mon sens, je le répète, c’est de voir des vegans convaincus s’indigner contre d’autres vegans convaincus… Pourquoi s’indigner entre nous, encore une fois? N’est-ce pas ça qui est réellement ridicule?

    Bonne journée quand même et j’espère que tu cesseras de t’escrimer dans un combat absurde…

  5. 29 09 2011
    typy (13:57:25) :

    Je ne suis pas d’accord.
    Je suis végan pour des raisons éthiques, et strictement éthiques. Si personne n’a souffert dans le fabrication d’un aliment, je me fiche bien qu’il ai la forme d’une carotte, d’un bifteck, ou même d’un bébé éventré. Ce qui compte pour moi, c’est qui a souffert réellement, pas l’impression qu’on peut avoir, ni l’effet sur une culture. Si le monde entier décidait d’arrêter de manger de la viande pour passer aux substituts, je les trouverais peut-être un peu futiles (si c’est l’unique argument qui les a fait changer d’avis), mais je serais suffisamment satisfaite pour les laisser manger des trucs qui ont la forme qu’ils veulent sans rien leurs dire.
    En tout cas, je suis parfaitement cohérente avec moi-même, puisque mes objectifs sont éthiques, et non culturels, et je peux manger du faux poulet sans me remettre en question. Pour moi, faire le choix de devenir végan est plus important que le fait d’apprécier ou non le goût de la viande, car le choix dépend de nous, et pas notre opinion sur un goût.

    Honnêtement, le fromage est toujours un de mes aliments préférés, et il est fort probable que je n’arriverais jamais à le considérer comme n’étant pas un aliment. Mais j’ai choisis d’arrêter d’en manger, parce que je trouvais ça mal. Et si je ne dois plus jamais pouvoir en manger de façon éthique, je n’en mangerais pas, que ça me frustre ou non. Tu ne crois pas que c’est au moins aussi cohérent que quelqu’un qui arrête le fromage parce qu’il trouve ça mal, et qu’en fait, il n’aimait pas ça ? C’est facile d’arrêter de faire des choses qu’on aime pas, mais quand je sacrifie quelque chose (quelque chose de minime par rapport à ce qu’un animal aurait du le payer), j’aime quand même qu’on ne prétende pas que je suis incohérente avec ma propre éthique…

  6. 5 10 2011
    Firebird2 (00:14:05) :

    Bonjour,

    Comme cela a été dit, je trouve assez déplorable de fustiger les vegans qui veulent manger un substitut de viande et pour plusieurs raisons:
    -Cela peut permettre aux nouveaux vegan de passer le cap plus facilement
    -pourquoi un vegan ne devrait pas apprécier le gout de la viande ? le gout c’est le gout, il n’y a aucun mal à apprécier le gout de la viande.

    J’ai un peu de mal à saisir le point de vue de certains vegan au sujet de la souffrance animale. Perso si mon corps était conçu pour absorber de la viande, je n’aurais aucun scrupule à en manger même si dans ce cas je ne voudrais pas manger de la viande de « camp de concentration » ce qui est un autre problème. Il se trouve que mon corps n’est pas conçu pour cela donc je n’en mange plus, mais le fait de manger de la viande en dehors de ça ne me pose aucun problème.
    Les animaux carnivores en manges ils ne sont pas des monstres qui mangent de la chair morte horrible. Faut arrèter de dire que c’est horrible de manger de la viande, de la chair morte. C’est dans la nature mais pas pour nous être humains qui sommes frugivores de conception c’est tout.

  7. 5 10 2011
    Olive (01:32:59) :

    Personnellement je trouve que c’est un joli pied de nez à l’industrie de la viande! Le même goût, le même format, le tout sans cadavre ni souffrance.

  8. 13 09 2013
    Sophie (19:39:12) :

    Aimais-tu la viande avant de devenir vegan? Uniquement en termes de goût?
    Personnellement c’est mon cas, et je ne vois en quoi ce serait ridicule de manger de la fausse viande.
    Car il faut différencier le goût, de la nature de l’aliment (végétale ou animale).
    Manger de la fausse viande permet de ne pas couper complètement avec ses anciennes habitudes gustatives tout en respectant son éthique.
    Cela permet également de diversifier son alimentation, et ça ne bride pas la créativité qu’on peut quand même se permettre par ailleurs.
    Imagine que tout le monde passe à cette viande végétale, la souffrance animale disparaîtrait, c’est bien notre espoir, non?
    Les habitudes sont très importantes pour les gens, et ça me paraît un bon moyen de ne pas y toucher.
    Par contre ce qui me gêne, ce sont les appellations, qui font trop penser à un animal, il faudrait trouver de nouveaux noms pour ces aliments, mais les gens ne pourraient pas s’y retrouver… :/

  9. 17 10 2013
    milieblop (13:35:12) :

    Je ne suis aucunement végétarienne, bien que je consomme peu de viandes (si j’en mange 2-3 fois par mois c’est pas mal).
    Une de mes amies végétariennes m’a fait découvrir de nombreux plats vraiment succulents et parmi ces découvertes elle m’a fait tester ces « substituts ». C’est vraiment surprenant au gout. Dommage que ça ne soit pas toujours donné au niveau des tarifs.

  10. 4 05 2014
    damien (03:21:51) :

    Bonjour, je comprend votre frustration, mais mettez vous a ma place par exemple, j’ai été, comme ma femme, habitué a manger de la viande depuis mon plus jeune age
    On nous a toujours dit, manger de la viande c’est bon pour la santé … maintenant que je prend conscience que ce n’est finalement pas si bon que ça
    Personnellement je pense qu’avec un petit temps d’adaptation je pourrais me passer de viande, mais pour ma femme je n’en suis pas sur
    Les substituts a l’apparence, a l’odeur au gout proche de la viande pourrait nous aider a passer le cap
    Il n’est pas simple de modifier son alimentation quand on est habitué a cuisiner des plats a base de viande

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